____Ça fait longtemps que je cherche (désespérément) le pourquoi de mon existence. Je dois avouer que jusqu'ici, j'ai trouvé bien plus de questions que de réponses. Peut-être parce que les réponses ne sont pas bien nombreuses. Je, oui JE, cette fois je ne fais pas de mon cas une généralité, je n'ai pas eu l'impression de compter un minimum. Ne serait-ce qu'un minimum ... Je sais très bien qu'on ne peut forcer la main à quelqu'un. Encore moins quand cette personne là, n'en a plus rien à faire de vous, si ce n'est de vous utiliser quand bon il lui semble. J'ai lu beaucoup de livre, vu beaucoup de films, fait toujours énormément d'efforts dans l'espoir qu'un jour je serai récompensée. Et puis la récompense n'est pas vraiment ce dont j'avais besoin, et au fil du temps je l'ai compris. Oui, j'ai compris que malgré l'argent, malgré les cadeaux, malgré l'amour, malgré que l'on donne à devenir démuni soi-même, on ne reçoit rien. " Donne, et tu recevras en retour." Alors, si on donne, et qu'on ne reçoit absolument rien, cela fait-il de nous des êtres 'trop' bons ? Sans doute, car si l'on suit cette parole, j'aurai dû recevoir peut être un peu de compassion, un minimum d'estime. Mais. Cette estime tant attendu, ne viendra jamais. Parce que selon mon ressenti j'ai donné à quelqu'un qui ne le méritait plus. C'est malheureux de dire cela à 15 ans à peine. Je n'en peux déjà plus. Sans rire, car l'envie n'y est plus. Je pensais sérieusement avoir enfin trouver une bonne raison d'exister, de rester là où je suis. Et non. Comme quoi, l'erreur est humaine. Mais je n'avais déjà plus le droit à l'erreur. Une impression de mauvais film catastrophe me traverse l'esprit. Je ne compte plus, je n'ai jamais compté d'ailleurs. Je n'ai jamais été très optimiste, j'ai un mal incroyable à me confier, je ne pratique pas le "strip-tease" mental désolé ... Il n'empêche que le mal persiste. Même dit à voix haute, rien ne changerait. Juste voir la pitié se lisant sur leurs traits. Si pitié il y a, encore une fois. En fin de compte, même en ce moment, il n'y aurait aucuns regrets, aucunes ranc½ur. Celle pour qui je me suis toujours mise en deux, celle pour qui j'ai toujours été là, celle qui a toujours bénéficié du meilleur de moi, n'en a que faire de ma personne depuis longtemps. Le mouchoir, le coussin, le pushing ball si vous voulez. Voilà le résultat d'années de bons et loyaux services. Je ne le cache pas, je croyais. Croire est très relatif pour moi, croire n'est pas dans mon vocabulaire si je puis dire. Mais je voulais essayer, je voulais, je devais croire. Très honnêtement, là j'ai plus aucunes raisons ni envie de "croire".
Voyez moi comme vous voulez me voir. Voyez celle que je laisse apparaître ou celle que je cache.
Voyez celle qui malgré tout essaye de garder le faux sourire, ou voyez celle qui pleure toutes les larmes de son coeur. Voyez celle que je voudrais être, ou voyez celle que je suis réellement.
Il est plus facile de voir que de regarder ...
______I don't deserve this pain.
|